 ALGER, 2 juil 2008 (AFP) - La compagnie publique algérienne d'hydrocarbures Sonatrach optera à l'avenir pour des contrats gaziers à court terme en remplacement des contrats à long terme qui "ont engendré des difficultés pour renégocier" le prix du gaz, a indiqué mercredi le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil.
"Nous pensons qu'à l'avenir, et étant donné que nos installations sont amoindries, il n'y a plus de raison de lier les ventes de gaz à des contrats à long terme. Nous opterons donc pour des contrats à court terme", a déclaré M. Khelil dans un entretien à l'Agence algérienne Algérie Presse Service.
M. Khelil qui est président en exercice de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a indiqué que "Sonatrach a eu dans le passé des problèmes dans l'exécution des contrats gaziers à long terme, en particulier à cause de la clause qui concerne le prix du gaz".
"On n'est jamais parvenu à renégocier un prix du gaz qui soit acceptable pour les deux parties", a-t-il observé.
"Dans les contrats gaziers à long terme, la partie algérienne est à la merci de l'acheteur puisqu'elle n'a plus la possibilité de mettre fin au contrat avant 15 ans", a ajouté M. Khelil.
Le ministre a indiqué que "dans un contrat à court terme, il suffit d'attendre un an, voire deux pour renégocier les prix d'une manière ouverte et transparente".
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